Ecole ElémentairePaul Bert B – Paulisson et Cie (édition de juin 2013)

Edito

L’année touche à sa fin (déjà !) et la rentrée se prépare. Pour cette dernière édition de l’année 2013/2014, rendons hommage à la lecture puisque c’est l’un des enjeux majeurs de l’école primaire.

 I – Sur le chemin de la lecture

par Hervé BOZEC, Directeur de Paul Bert B

Découvrir la grande école, passer de la parole à la lecture, le cours préparatoire (CP) est une des étapes les plus importantes du parcours d’écolier de votre enfant. Cette entrée en CP est un véritable événement dans la scolarité du jeune élève comme pour sa famille.

Certains enfants ont très envie d’apprendre à lire et écrire et d’autres moins. Certains disent « je vais savoir lire » et pensent qu’ils vont savoir lire dès le premier jour et sont déçus de ne pas savoir à la fin de leur première journée et pour d’autres cette période d’apprentissage fondamental est la période des premiers échecs scolaires.

L’un et l’autre doivent comprendre qu’apprendre à lire est un processus long et continu et semé d’obstacles. Les enfants vont tâtonner, trébucher, régresser puis progresser à nouveau. Il faut répéter, s’entraîner, reprendre souvent.

L’enfant construit son apprentissage sur des compétences acquises à l’école maternelle. Or à ce niveau, les écarts de compétences d’un élève à l’autre sont considérables en particulier sur le lexique et le vocabulaire et sur la conscience syntaxique. Cette conscience est pour un enfant le fait de savoir qu’il y a des morceaux de phrases qui sont de l’ordre de la mise en scène et qui permettent de savoir quel est le personnage qui agit, avec qui, sur quoi il agit, où est ce que ça se passe, quand ça s’est passé. Repérer ces éléments-là est important pour que le film que va se faire l’enfant dans sa tête respecte les directives de l’auteur (celui-ci y a mis des mots particuliers, une organisation particulière).

Lire est une activité complexe et les recherches actuelles définissent quelques incontournables de la lecture en CP :

–          On ne peut faire l’économie d’un apprentissage sérieux et volontaire de l’identification des mots en premier lieu (arbre n’est pas pommier). L’enfant doit prendre tous les indices qui lui permettent de lire les mots tels qu’ils sont écrits.

–          La compréhension du principe alphabétique de notre langue. Principe qui dit que l’enfant a appris qu’il existe un lien entre les phonèmes, les sons (les unités de la langue qu’il a appris à repérer et à segmenter) et les graphèmes (les lettres et groupe de lettres). L’enseignant va donc guider l’enfant à apprendre à déchiffrer. Ce déchiffrage ne sert qu’à une seule chose : interroger le dictionnaire mental qu’il s’est fabriqué tout au long de l’apprentissage de la langue orale et qui répond « il y a un abonné ou pas d’abonné au mot que tu vois en lettres et que tu as traduit en sons ». On voit bien là toute l’importance du capital de mots appris.

–          La connaissance du code : les sons, les lettres se combinent en syllabes : c’est ce qu’on appelle la combinatoire.

–          L’apprentissage de la compréhension : la supposée compétence innée de la compréhension n’existe pas. En d’autres termes, il faut apprendre à comprendre en CP. On peut lire un texte très correctement à l’oral et n’en avoir rien compris. C’est pourquoi le lexique  et le vocabulaire (on convient généralement d’appeler lexique l’ensemble des mots faisant partie de la “langue française” et vocabulaire un sous-ensemble du lexique : les mots employés par un individu donné ou utiles à être par lui connus pour exprimer ce qu’il a besoin d’exprimer dans sa vie courante) sont les éléments qui contribuent le plus à la compréhension d’un texte. Chez certains enfants de maternelle leur vocabulaire est 7 à 8 fois plus réduit que ceux qui ont le plus de mots.

Si l’identification des mots ne fait pas sens, l’enfant tourne en rond : il fera lettre/son, lettre/son… et ça ne fera jamais sens. Ce n’est pas à force de lire et d’écouter des histoires qu’on s’approprie du vocabulaire. Il faut travailler sur les mots en eux-mêmes (qu’est ce qui se ressemble par le sens, qu’est ce qui s’oppose, qu’est-ce qu’on connaît comme mots de la forêt, ceux qui disent la peur, la colère, etc., etc. …).

–          Les livres et la littérature de jeunesse : la lecture se doit d’offrir mille chemins de plaisir et de découverte. Les livres de littératures de jeunesse sont l’un de ces chemins d’ouverture sur le monde, sur l’autre, une machine à remonter le temps. Un texte, avant tout, on en parle. Un texte est un lieu de parole. La classe est un lieu d’échanges, l’écrit s’y prête.

Quelques conseils pour accompagner votre enfant sur le chemin de la lecture :

–          Votre enfant est entre de bonnes mains. Son enseignant a été formé pour cet apprentissage. Faites-lui confiance et respecter le rythme qu’il a choisi. N’hésitez pas à lui demander des éclaircissements. Ne cherchez pas à tout prix à prendre de l’avance. Plus vous aurez confiance en votre enfant, plus il prendra de l’assurance. Ne le bousculez pas, rappelez lui ce qu’il sait déjà.

–          Partagez des moments autour de la lecture (faire un gâteau en lisant la recette ensemble, lire une histoire le soir, inciter le à vous raconter ses histoires préférées (poser lui des questions sur ce que vous ne comprenez pas, donner lui les mots qui lui manquent, reformulez pour montrer que vous avez compris), parler de ses histoires préférées.

En cas de difficulté, éviter de s’alarmer, demander l’avis de son enseignant qui pourra vous conseiller en cas de difficultés persistantes de faire appel à un professionnel extérieur (votre généraliste qui pourra décider de vous orienter vers une aide orthophonique par exemple). Sachez que l’enseignant est là pour organiser le travail de chacun des élèves pour garantir à tous des moyens d’apprendre à lire.

II – Conférence-débat sur les rythmes scolaires

François TESTU, chronopsychologue et Professeur à l’université de Tours est intervenu lundi 17 juin à Bois-Colombes pour faire le point sur les nombreux enseignements de plusieurs années de recherche scientifique concernant les rythmes d’apprentissage de l’enfant et la mesure des performances selon ces rythmes. On peut définir la chronopsychologie comme l’examen des comportements sur une dimension temporelle pour repérer les pics de vigilance, d’attention et de « sociabilisation ».

Plusieurs enseignements paraissent importants à souligner à l’aube de la réforme qui interviendra en septembre 2014 :

1. La demi-journée supplémentaire dans la semaine (mercredi ou samedi matin) devrait améliorer les capacités des enfants et/ou faciliter les apprentissages : la réforme est donc pour François TESTU une excellente nouvelle !

2. Ce sont lors des deux fins de demi-journée (10H15/11H30 puis 15H/16H30) que les enfants sont les plus « performants »  en terme de capacité intellectuelle, de mémorisation ou de concentration. La journée du lundi correspond à une chronobiologie en « berne » (cf. coupure du week-end) contrairement au jeudi qui affiche globalement les plus belles « performances »

3. Tout le monde (enseignants, parents, animateurs…) contribuent à l’éducation, l’essentiel pour l’enfant étant de recevoir des « consignes » (même dans un cadre ludique) afin d’éviter une déperdition d’énergie et de moyens : l’enfant en maternelle et en primaire a donc besoin d’un cadre et d’objectifs précis en toute circonstance,

4. Les activités extra-scolaires dans le cadre de l’école ont une influence directe sur la capacité d’apprentissage en classe : plus l’environnement des temps périscolaires est organisé et cadré (Cf. activités proposées, animateurs compétents, surface et densité d’accueil …), plus les facilités d’apprentissage voire les performances des enfants augmentent. Ainsi, les moyens humains et matériels dont seront dotés les  « TAP » (temps périphériques) sont l’un des enjeux majeurs de cette réforme !

5. La nature des activités périscolaires et des activités d’enseignement scolaire doit être bien distincte : ainsi, et contrairement à une majorité de parents bois-colombiens qui souhaitaient des activités centrées sur l’apprentissage de l’anglais dans le cadre des activités périscolaires (cf. retour des questionnaires de la ville), François TESTU recommande de privilégier des activités ludiques sur le TAP ou lors des temps méridiens même si celles-ci peuvent comporter des apprentissages (cf. théâtre, chorale …).

6. Concernant le temps de la cantine (ou temps méridien), sa durée a peu d’influence sur les apprentissages scolaires qui suivent dès l’instant où les enfants ne sont pas livrés à eux-mêmes  (cf. point 3 et 5) dans des conditions « acceptables » (cf. surface des locaux)

7. Les rythmes scolaires varient avec l’âge de l’enfant : pour François TESTU, il faudrait dans l’idéal faire varier la durée annuelle d’apprentissage (fixée à 864 heures) et les rythmes avec l’âge de l’enfant. Plus l’enfant est petit (grande section de maternelle et CP), plus les ryhtmes d’apprentissage sont « décousus » et de courte durée, ce qui implique des consignes et de l’accompagnement ; plus l’enfant est grand (CM2 et collège), plus une certaine autonomie est admise dans le travail ou les activités périphériques.

III – Groupe Paul BERT : graines de champions d’échecs !

Du vendredi 31 mai au dimanche 2 juin 2013, se jouait à La Flèche (72), la finale du Championnat de France des Ecoles. Avec 26 équipes (championnes académique) et 232 joueurs.

2ème l’an passé, l’école Paul Bert, bien que diminuée par une absence de dernière minute, a fait la course en tête pendant 8 rondes. Après la perte de la 9ème ronde, l’équipe devra « se contenter » de la 3ème place, battue au départage par Stanislas (Cannes, Alpes-Maritimes). Les écoliers d’Albert Le Grand (Bordeaux, Gironde) sont champions de France. Petite consolation : Paul Bert est la seule équipe à avoir défait Bordeaux, l’équipe victorieuse de cette édition.

Composition de l’équipe Paul Bert B/A : Loïc Travadon, Cybell-Aure Djia, Darius Hochart, Nino Debord, Bastien Cotty, Doryan Kebaïli, Baptiste de Montgolfier et Victoria Tokplo. Bravo à tous !

IV – Conseil d’Ecole Juin 2013 en bref

Aucune crainte qu’une classe soit supprimée sur Paul Bert B pour cette prochaine rentrée scolaire puisqu’en juin 2013, le Directeur tablait sur 409 élèves pour la rentrée 2013 au minimum !

L’école comptera donc 15 classes et la classe « CLIN » (classe d’intégration pour les enfants non francophones), désormais renommée UPEAA (Unité Pédagogique d’Elèves Allophones Arrivants) avec une structure un peu modifiée  à la rentrée : au lieu de 3 classes par niveau habituellement (3 CP, 3 CE1, 3 CE2, 3 CM1 et 3 CM2), il y aura 3 classes et demi de CP et deux classes et demi de CE2, c’est-à-dire un double niveau CP-CE2 afin de faire face au presque 100 élèves de CP qui entrent à Paul Bert B en septembre 2013 pour seulement 65 CE2 au total.

L’API lors du Conseil a mis en valeur qu’il fallait être particulièrement vigilant cette classe de double-niveau en ce qui concerne les CE2 qui seront « minoritaires » : vigilance sur l’homogénéité des élèves de CE2 et sur  leur autonomie ainsi que  bonne intégration aux autres classes dans lesquels ils seront accueillis pour des enseignements de sciences ou d’histoire-géographie par exemple.

Quelques changements dans l’équipe enseignante sont également à prévoir :

–   Mme GARNIER (CE1) prend un congé maternité, puis un congé parental,

–   Mme LABORDE (CE1) est mutée sur une autre école,

–   Mme CHALOPIN (CM2) prendra un poste de CE1

–   M. JAMIN (CM2) prendra un poste de CM1

–   Un poste d’enseignant « fléché » allemand est titularisé sur l’école, il prendra en charge un CM2, auquel il enseignera l’allemand et l’anglais aussi à priori

–   Un poste de CE1 sera bloqué pour un enseignant stagiaire arrivant sur l’école.

Le conseil a aussi été l’occasion de faire le point sur la réforme des rythmes scolaires : Retour des questionnaires et calendrier de mise en œuvre :

L‘analyse des 2 questionnaires « Enseignants » et « Familles », montre une nette préférence pour que la  demi-journée supplémentaire sur le mercredi matin pour la rentrée scolaires 2014-2015

Pour le reste et la mise en place d’un emploi du temps équilibré entre les temps scolaires (enseignement et APC) et temps périscolaires (TAP) (3), la situation n’apparait pas très claire, autant pour les enseignants que pour les représentants des Associations de Parents d’Elèves.

Le Comité de pilotage, qui réunit un représentant par association de parent d’élèves (APE) et par école, les  présidents des APE, l’inspection et les représentants de la municipalité, vont encore travailler sur le sujet. Toute l’organisation doit être impérativement être arrêtée avant le vote du budget municipal qui aura lieu en janvier 2014 ; soit en Novembre-Décembre 2013.

V – Le coin des enfants

Polo va à l’hôpital voir son copain Julien, plein de bandages. Polo lui demande :
– Que t’est-il arrivé ?
Julien répond :
– J’ai été renversé par un vélo !
– Pas possible ! Comment as-tu fait ?
– Ce n’est pas tout ! J’ai été écrasé par une moto, puis par une décapotable, ensuite par un avion, et pour finir, par une soucoupe volante !
– Je ne te crois pas !
– Je t’assure ! Mais heureusement, après la soucoupe volante, le patron du manège a coupé le courant !

Grand-maman as-tu des bonnes dents ?
– Malheureusement non mon petit…
– Très bien ! tu peux surveiller mes caramels ?

VI – Calendrier de la rentrée 2013

Quelques dates à noter dans vos agendas avant de préparer les valises :

30 Août 2013 : date limite pour faire calculer votre quotient familial 2013 (indispensable pour les facturations de la cantine, les études surveillées, le centre de loisirs …)

Août 2013 : les listes des classes de Paul Bert B devraient être affichées aux portes de l’école

 Rentré scolaire : Mardi 3 septembre 2013

CP : accueil « privilégié » le matin (9H30 en principe)

Autres classes : matin (8H30)

 Vendredi 6 (soir) ou samedi 7 (matin) : rencontres parents/enseignants pour les CP. Pour comprendre les objectifs de cette première année, pour mieux connaitre le maitre ou la maitresse, pour répondre à vos interrogations : venez nombreux !

Samedi 7 septembre 2013 (journée) : Forum des associations (inscriptions sportives …). Un stand API sera à votre disposition : n’hésitez pas à venir échanger avec nous !

Toute l’équipe de l’API Paul Bert B vous souhaite d’excellentes vacances en famille.

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